Alors voilà, je vais vous entretenir un peu de la lecture, tel que vu par Fiston. (ou par Nous, ses parents, c'est selon). Je l'ai déjà dit, la lecture est très importante pour moi. Petit virus transmis par ma mère, qui adore la littérature (surtout jeunesse, et son animation auprès des enfants). C'est pas tellement étonnant que mon frère et moi ayons grandi dans un univers de livres, et que Fiston ait attrapé la maladie familiale.
| Voilà. On s'endort toujours mieux avec un livre... |
Tous les guides de nouveaux parents, journaux, magazines, média de votre choix vantent la lecture auprès des enfants. C'est super tout ça, mais comment on fait ça, autre que faire la lecture à l'heure du dodo? C'est clair que lire à mon fils va augmenter son vocabulaire, et qu'il sera (est?) un super verbomoteur (exercice : trouvez un gamin de trois ans capable de reconnaître, identifier et prononcer correctement : moissonneuse-batteuse). Et ça nous permet de développer un attachement émotionnel, bla bla bla... C'est bien beau vouloir qu'on développe les talents de lecteurs des enfants, mais concrètement, ça donne quoi?
Ça donne le livre de Dominique Demers, Au bonheur de lire. Je l'ai lu Fiston avait même pas 6 mois, et j'avais déjà hâte de commencer à lui faire la lecture et appliquer les suggestions du livre. Dominique Demers nous suggère tout plein d'activités qui vise à familiariser les enfants avec l'univers des livres, et leurs milieux de vies. Parmi les stratégies proposées, on parle d'une visite régulière à la librairie, pour savoir d'où proviennent les livres. Dans ma vie, ça donne à peu près ça : Nous, à la Librairie, avec Fiston. Libraire-amie, qui voit Fiston : "Mon dieu! Il est rendu grand, maintenant" (pour l'histoire, elle connait Axel depuis qu'il n'a que quelques mois et il avait trois ans tout frais!). Bon... Parfois ça donne aussi : "Pas encore la librairie!".
Il y a aussi la création d'un espace réservé au lecture de Fiston. La logique est la suivante : l'enfant ne sera pas tenter de lire s'il doit, à chaque fois, demander à quelqu'un de plus grand que lui d'aller chercher son livre. Au début, quand Fiston a commencé à lire, il n'avait pas encore d'espace à lui. Une maison et trois nouvelles étagères plus tard, il a sa propre tablette et une étagère dans sa chambre, pour accueillir les débordements. (Bonus sécurité: ça évite aussi qu'il vise les 10 autres tablettes avec nos livres.) En plus, ça augmente le sentiment de fierté de Fiston. La dernière fois qu'il a parlé au téléphone à Pépé, il lui a parler de sa bibliothèque, et de la bibliothèque municipale.
Avoir une tablette dédié à la lecture de Fiston, ce n'est pas tout. Il y a aussi... la Bibliothèque municipale, et ce merveilleux livre : Un Monstre dans ma soupe. C'est l'un des premiers livres que j'ai emprunté, et je le trouve franchement génial. C'est l'histoire de Gribouille, qui ne veut pas manger sa soupe aux légumes, parce que quand il la mélange, ça fait un gros monstre qui mange plein d'animaux. Et là, il se trouve transporté dans le monstre avec plein de petits amis animaux. Bref, une histoire plutôt chouette. C'est aussi ce livre qui a permis d'introduire le concept de bibliothèque auprès de Fiston. Maintenant, il fait parti du club de lecture de la bibliothèque, et fait aussi la chasse aux monstres. Oui, les sections jeunesses des bibliothèques de Saint-Jean ont toutes des monstres. C'est pas toujours facile être une bibliothèque publique! Et Fiston était SUPER fier de montrer à son papa comment chasser des monstres.
Évidemment, le plus facile (selon moi) reste encore d'intégrer la lecture à la routine du dodo. Outre le fait que ça relaxe, c'est aussi à ce moment que Fiston 1er est le plus disposé à lire. Le reste du temps, il est occupé à jouer. Quoique... Parfois on a la surprise de se lever, la fin de semaine, et de constater que la tablette est à moitié vide. Biblio épurée pour le simple plaisir de la chose.
Mais je pense que le plus gros avantage à faire la lecture à son enfant, c'est qu'il peut nous lire ses livres après. (Possible dès trois ans, pour nous.) Et fiston aime lire (fiouf! tous ces efforts!). Par phase mono-maniaque, soit le même livre pendant un minimum de trois semaines. Ce qui fait que Fiston connait déjà par cœur quelques livres, dont Mon Amie la chenille, et parfois, dans un élan de générosité (ou tentative de repoussé l'heure du sommeil, à vous de voir), il accepte de nous le lire. Avec les intonations des chats, chiens et vaches qui n'ont pas manger la chenille. Ce qui est tout à fait adorable.
Évidemment, si les parents ne font pas la lecture eux-mêmes... C'est peut-être moins facile! Et peut-être que l'attitude des parents influence l'âge à laquelle un enfant commence à lire... J'ai un ami pour qui un livre doit rester tout à fait propre, intact, et en super bon état. Moi, le premier livre manipuler par Fiston en a la moitié à la poubelle, une autre pleine de marques de dents, et des pages éparpillées dans la maison (et une autre partie dans la boîte à souvenir). Un livre, c'est comme un animal, en apparence inoffensif : il faut permettre à l'enfant de l'apprivoiser. Avec ses propres moyens (qui incluent souvent la bouche, en bas âge!).
P.S. Je viens de trouver ce tout nouveau blogue, sur le site de Naître et Grandir, et il est écrit par une libraire.

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