mercredi 27 décembre 2017

Un petit exercice de réchauffement stylistique avant de commencer à travailler et parce que je suis maintenant seule avec moi-même...

Je me faisais la réflexion, récemment, que je n'avais rien publier et me questionnait sur ma motivation à écrire, pour l'instant, avant de concrétiser un peu plus les idées que j'ai en tête, mais en ce moment, seule la colère semble être capable de me motiver a m'assoir devant mon clavier et enfiler les mots.

À certains moments, je me demande si c'est une bonne chose, mais je ne peux plus faire autrement. J'ai été plus de trente ans sans véritablement connaitre la colère, la reconnaitre en moi alors je pense que je vais explorer ce sentiment et ces motivations encore quelques temps.

Pour l'instant, je me contente du sentiment de clarté qu'elle me donne, feu purificateur laissant sur son passage une image nette... Il y a quelque temps, j'ai fait un examen pour occupé un poste dans la fonction publique canadienne, et même si je désire ce poste pour plusieurs raison, je ne pouvais pas m'empêcher d'être prise par la futilité du processus... Changer d'emploi, encore, me remettre au service d'une autre personne, c'est retarder encore une fois la concrétisation de mon entreprise, de l'horaire que je vois pour moi.

Bon, je n'abandonnerai pas le processus, je suis rendue beaucoup trop loin pour ça, mais c'st un petit rappel pour que je me recentre et avance encore davantage vers mon but (et le clarifier, aussi!).

Aller, zou! au travail, maintenant!

dimanche 26 novembre 2017

mots à maux

Prendre une grande inspiration
éloigner les épaules des oreilles, désceller les lèvres
Expirer.

*

(Se) Faire confiance

*

Écrire.

*

La semaine dernière, j'ai écris un billet qui a mis plus de deux mois à voir le jour. J'ai eu vraiment beaucoup de difficulté à trouver une façon d'écrire ma colère. J'y suis parvenue avec succès, je crois. Ce sont des mots qui (f)ont échos, colère résonnant profondément chez celles qui l'ont lu.

L'envie folle de récrire. L'envie folle de faire confiance à ces armes, à ces bonbons à ces douceurs qui semblent couler sous mes doigts, écrire tout le temps. Résistance acharnée, je devrais avoir un rythme régulier, je n'y arriverai jamais. Mots prisonniers corps douloureux, aussi bien les lâchés lousse.

Apprendre qu'un cours en ligne sur l'écriture de blog est offert en solo à 50 %. Écrire une dernière infolettre en tant que rédactrice en chef, j'ai le corps qui a mal de tous ces mots encore à dire.

Mon épaule crie de douleurs, les mots me restent en travers de la gorge, en haut de la colonne vertébrale, fondement de mon être. Je dois les crier au monde, les laisser fuir? Grandir avec eux, peut-être.

L'envie folle de dire oui. L'envie folle de pleurer les mots déjà écrit, revenir sur ma décision annoncée, et rester dans mon petit confort. Avec ce poids sur les épaules et la culpabilité de ne pas faire ce que je dois. Il est temps, c'est la fin de ma contribution à la Missive.

Je me ferai peut-être confiance et je laisserai aller mes larmes. Je me ferais peut-être confiance et je croirais que mes mots peuvent aident beaucoup plus que je les perçois blessant.

J'inspire la confiance.
Je laisse aller mes craintes et mes mots.
Je vais de l'avant? Je vais de l'avant.

(J'ai le sentiment que le titre de mon billet tombe dans le ringard, mais va falloir que je vive avec)

lundi 20 novembre 2017

Femme de colère


Je suis la rage écarlate, celle qui se terre dans mon corps, qui ne demande qu'à déferler sur le monde pour le nettoyer, pour calmer mon inconfort parce que je peine à vivre cette émotion.

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu l'emportement facile, l'envie d'exploser comme un volcan. J'ai tempéré cet envie, me croyant devenue plus sage, moins réactive alors que non. J'ai simplement intériorisée ce sentiment, au point ou même mon corps se modifie pour la cacher.

La cachée au plus profond de mon corps, oui! Il est temps maintenant de le retrouver, d'ouvrir la boite de pandore et laisser émerger ce sentiment qui me laisse inconfortable et me donne l'impression que je pourrais, si facilement, devenir She-Hulk...

Que faire! Taire, dire, exprimer, HURLER cette colère qui me ronge? Hurler de colère face au défilement de tous ces mots-clics #moiaussi, prononcé par quantité de femmes de mon entourage, que je connais toute? Pas de ces lointaines connaissances virtuelles, non, femmes de chaires et de sang... De devoir revoir les statistiques (si peu reluisante) concernant le viol et les agressions sexuelles, être frappée par toute cette proximité.

Le plus dérangeant dans tout ça, ce n'est pas vraiment le fait que je n'ai rien subi de tout ça, et que mettre trois semaines avant de réaliser que j'ai déjà subi un épisode de harcèlement parce que je ne savais pas ce que c'était... Un sentiment de colère profonde me prend à chaque fois, parce que je ne peux que constater que je détiens là l'incarnation du privilège... Ma sécurité et mon intégrité physique. sont. un. esti. de. privilège.

Je ne veux pas dire qu'inévitablement, il y a un nombre d'agressions qui doivent avoir lieu, et que j'ai gagné la loterie parce que ça ne m'est pas arrivé, mais bien que ma sécurité physique, qui est pourtant l'un de mes droits fondamentaux, justement, perd son statut de droit pour devenir un privilège. Et comme tous les privilèges, celui-ci s'est acquis au dépeint de d'autres, des femmes de mon entourage (mais pas que). C'est douloureux de changer de paradigme, d'arrêter de penser que j'ai simplement eu de la chance alors que c'est un privilège...

Depuis cette déferlante de constats, de dénonciation, je vois poindre un nombre d'articles sur la colère des femmes, celle que l'on ne doit pas vivre, on ne doit pas être en colère, les hommes... Les femmes aussi, sont inconfortables devant ces manifestations.

J'ai lu un article hier sur le parallèle entre le mythe de Méduse et la colère des femmes, comment elle est retournée contre nous (tsé, Athéna qui transforme Méduse parce que Poséidon la viole dans le temple d'Athéna...). Forcément, c'est de notre faute, toujours, toujours. Le slut-shaming et le viol ériger en système, héritage de la mythologie grecque, Zeus à la tête. 

Transposition de la colère des femmes en monstres qui figent tout sur leur passage, un sentiment invivable. Un sentiment qu'il ne faut pas connaitre, ne pas exprimer... Les femmes sont si belles, douces... Gardons-les dans cet état. Elles ne sont pas vraiment en colère, de toute manière...

Mon coeur s'embrase et je me mets à rêver, moi aussi, d'une société équitable où le viole ne serait plus pas érigé en système, qui ne donne  aucune acceptabilité sociale au viol. Qui ne donne aucune acceptabilité sociale à la violence et à l'inégalité des femmes...

En attendant, j'ai des petits garçons à qui apprendre, avec leur papa-pas-tout-à-fait-féministe-mais... le sens du mot non. Qu'il n'a aucune autre signification que non, même lorsqu'on joue... Puisque chaque petit geste compte dans l'échafaudage de ce changement sociétal.




mardi 7 mars 2017

Les mots de la guérison



Cette article commence tout doucement il y a six ans, je crois. Je venais de produire un bébé tout neuf, et je suis retombée sur un vieux cahier/journal dans lequel j’écrivais lorsque j’étais adolescente. Ce fut une relecture inconfortable; j’étais estomaquée de lire que les tourments que je vivais à l’adolescence avait seulement pris une tournure différente, mais étaient toujours présents. J’identifie ce moment comme étant le coup de pied qu’il me fallait pour changer, pour me sortir de ce marasme mental. Je me suis donnée la permission de trouver qui je suis réellement, et surtout, faire le ménage dans toutes ces pensées. 

Je me suis inscrite à ce merveilleux cours offert par Susannah Conway, Unravelling,  qui combine écriture (journaling) et photographie. J’y ai rencontré des femmes fantastiques, et ce parcours m’a permis de mettre en veilleuse le critique intérieur.

Parce que faire Unravelling m’a donné envie de laisser aller ma voix, de me donner la permission d’écrire et (oser) croire que ce que j’écris est intéressant pour peut-être une ou deux personnes. J’ai un peu évolué depuis, et ces jours-ci, c’est une conviction que je ressens. Mes propos, mes idées et même les sujets qui m’intéressent et qui m’incitent à découvrir toujours plus pourraient intéressés plus que deux personnes. 

Comme je l’ai dit, la conviction que mes propos sont intéressants est assez récente. Lorsque j’ai eu mon accident en octobre, mon corps me laisse savoir que je dois m’exprimer. Pas seulement dire, mais parler vraiment. Véhiculer davantage mes idées, en dehors de mon cercle social habituel, me réhabituer à l’écriture autre que de celle d’un journal. 

Ces exercices et ateliers m’ont permis de réaliser une chose, que je savais quand même un peu : les mots ont une grande importance pour moi, et jouent un rôle capital dans mon processus de guérison. Les mots sont la clé qui ouvre la porte que je percevais, ressentais et tout d’un coup tout s’éclaire et devient net.

Je dois vivre le malaise, l’inconfort d’une situation (peu importe le temps que ça prend!) avant de recevoir les mots de la guérison (j’avais envisagé nommer ce billet la guérison des mots, tsé, un jeu de mots (!) un peu minable avec les homonymes maux et mots…)

En janvier dernier j’ai présenté une conférence sur la massothérapie à l’école de magie Crescent Moon School, et au cours de la présentation, l’une des participantes m’a offert en cadeau de nouveaux mots de guérison alors que je parlais de la difficulté que j’ai à faire descendre mon énergie de ma tête au reste de mon corps. « C’est normal; cette coupure résulte d’une blessure karmique : tes propos dérangeaient beaucoup trop. » 

Vous avez déjà eu cette sensation? Vous tournez en rond, patauger dans vos ressentis, et là, les mots magiques (littéralement!) arrivent et l’écheveau de laine se défait, tout peut se remettre en place, les blessures perdent tranquillement leur pouvoir.

L’oppressant collier que je ressentais autour de mon coup se dissout, son poids se fait de moins en moins sentir son poids. J’accepte de prendre, tranquillement cette place, la vulnérabilité qui viendra aussi…

lundi 16 janvier 2017

Un mois d'écriture dévotionnelle pour Freyja



Il y a un peu plus d’un an, j’ai vu passer un lien vers un article de blog mentionnant la pratique d’un mois d’écriture dévotionnelle avec la déesse Hulda. À la lecture de l’article, je me suis dit c’est vachement cool, et moi aussi j’allais faire un truc semblable, un jour, quand j’allais avoir une pratique magique/païenne « légitime ». Jusqu’à tout récemment, je doutais de la « qualité » de ma dévotion envers Freyja et que ça frôlait l’amateurisme crasse, malgré presque cinq ans de pratique et les remontrances régulières d’une amie qui m’affirme que ma pratique dévotionnelle est plus importante que je le pense. 

J’ai pris la décision à la fin de l’été de faire un mois d’écriture dévotionnel (MED) envers Freyja au mois d’octobre, que j’ai finalement entrepris au  mois de novembre 2016. J’ai choisi ce moyen tout d’abord parce que l’écriture et la tenue d’un journal sont « naturels » pour moi, mais la discipline et la constance moins, alors ce mois allait être un défi.
J’ai entrepris cette dévotion parce que je voulais approfondir  ma relation avec Freyja, et aussi parce que, jusqu’à ce que je fasse cette dévotion, je n’ai pas certaine d’être digne de la servir (question de perception 😉 )

Un mois d’écriture dévotionnelle, c’est quoi?
C’est ne vraiment pas compliquer, en fait. Il s’agit d’écriture, quotidiennement à la divinité de son choix, à propos de sujets prédéfinis. Je pense que le but au départ est d’écrire à propos de la relation que la divinité a en lien avec le sujet du jour (l’un des thèmes abordés est la compassion; ma relation avec Freyja  étant encore à ses débuts, je n’ai perçu sa compassion alors j’ai simplement écrit sur mon expérience de la compassion). La liste qui suit n’est qu’un guide qui peut s’adapter selon nos envies ou besoins…  J’ai presque envie de refaire l’exercice  l’automne prochain en explorant cette fois les différents thèmes présents dans les mythes associés à Freyja. 

Les thèmes à propos desquels j’ai écrit tel que vu ici* : 

1. Qui ? Déité, esprit, ou dévotion choisie pour le mois
2. Comment ? La manière dont vous êtes entré en relation avec votre sujet de dévotion
3. Ensemble – Votre relation avec votre sujet de dévotion
4. Commencement
5. Pardon
6. Lumière
7. Ombre
8. Espoir
9. Foi
10. Âme
11. Joie
12. Tristesse
13. Transformation
14. Compréhension
15. Accompagnement/Compagnie
16. Amitié
17. Amour
18. Colère
19. Souvenirs
20. Loyauté
21. Faiblesse
22. Force
23. Bénédiction
24. Réconfort
25. Connaissance
26. Croissance
27. Équilibre
28. Perte
29. Encouragement
30. Fin
31. Cher… – Une lettre personnelle pour conclure votre dévotion

 
Maintenant, Freyja est beaucoup réelle dans ma tête, ne serait-ce que parce que j’ai pris le temps d’imaginer  sa vie avec des promenades en forêt lors des premières neiges (parce que je suis romantique comme ça), ses sentiments lors de sa recherche de Odr (c'est le vidéo un peu plus haut)... J’ai récolté quelques bénéfices personnels au passage, comme une plus grande assurance, tant dans ma pratique que dans mon écriture. Parce que déesse ou non, je ne suis pas certaine que Freyja aurait toléré longtemps l’incertitude dans mon écriture, et ce serait écoeurer avant longtemps. 

L’autre aspect qui s’est développé au cours de ce mois est la construction d’un rituel pour ma dévotion. Si au départ ma dévotion consistait simplement à m’assoir devant mon autel, allumer une chandelle et écrire, divers éléments s’y sont ajoutés tel que l’utilisation d’une cloche pour marquer le début et la fin de ma dévotion et la consécration d’une corde de prière que j’avais tricoté un peu plus tôt cette année.  

* L'article original, paru sur le blog d'Olulugmos, ne semble plus être disponible.

lundi 18 juillet 2016

Suivre le fil



Il y a plusieurs années, j’ai entrepris la rédaction d’un blog sous un tout autre nom que celui-ci. Je l’ai laissez tombé son ancienne incarnation s’est associé à un tout autre projet… Ça fait quand même un moment que je lui ai donné ce nouveau nom, qui me ressemble beaucoup plus que l’ancien, et qui suivra davantage le fil de ma curiosité à travers spiritualité, actualité et humeur, je veux me réapproprier et développer toujours plus encore ma voie, celle des mots. Ils sont mon fil d’Ariane, ils sont mon lien avec la raison, ma méditation favorite. 

Alors que j’écris cette introduction, je suis en train de planifier la mise en page pour une histoire que j’écrirais pour ma filleule. Je voulais écrire d’abord les mots, ensuite faire les images. L’inverse s’est produit en lisant une histoire que Fiston2 affectionne particulièrement. Maintenant que je sais comment la présenter, les mots me semblent moins contraints. Je sais que ma structure changera encore au cours des prochains mois, mais l’essentiel sera là. (C’est sûr qu’illustrer un conte pour enfant quand ça fait hyper longtemps que tu ne dessines pas autre chose que Frog dans Chrono Trigger, ce sera pas de la tarte, mais je pense bien y arriver. J’espère). 

Un merveilleux retour ce soir, puisque j'ai l'autorisation pour la dernière partie d'un cheminement entrepris il y a trois ce mois-ci. Trois ans de découvertes (auxquelles je reviendrai dans un autre billet) qui m'ont changées, m'ont permis, surtout de me découvrir, et c'est ce reflet que je veux dorénavant dans cet espace. 

vendredi 1 novembre 2013

Campagne électorale municipale & parité


Nous approchons de la fin de la campagne électorale municipale 2013, et je dois confesser que je n'ai pas suivi l'actualité autant que je le voulais. (Mon côté cynique me dit que, de toute façon, tous les partis veulent être plus blancs que blancs, juste pour se faire élire. Après, ben... Ça sera moins nécessaire de respecter ses promesses?) Sans compter le fait que tout ce que j'ai lu des propositions des partis tend à se ressembler... Je me suis donc, suite à une conversation à propos de politique avec un de mes amis, amuser à comparer les partis sur une tout autre base : la parité.

N'y allons pas par quatre chemins, et lançons-nous.

Tout d'abord, un peu de définition. Selon Wikipédia, la parité se définit comme un concept d'égalité d'état ou d'équivalence. Dans le contexte politique (c'est lui qui nous intéresse, après tout), cela signifie un nombre égal de dirigeants homme et femme au sein d'une instance décisionnelle (tel qu'un conseil municipal, le Parlement, ou même à la commission scolaire). On la définit aussi comme une participation équitable à l'exercice du pouvoir. À défaut d'atteindre l'égalité représentative, on aura, dans le cadre d'une campagne électorale, un nombre égal de candidats de chaque sexe.  

Il peut être tentant de protester : "oui, mais il y a déjà plein de femmes en politique!" "Bah, elles ont juste à se présenter, pas besoin d'en faire tout un concept!". Vous voyez un peu le topo? Alors, à quoi elle sert, au juste cette parité? Elle sert, en autre, à faciliter l'entrée des femmes dans les instances décisionnelles. Pour ne pas que ça ressemble à ça :

  
(C) Serge Bloch, sur le site de Un Monde d'avance
Et... en quoi une femme amènera un point de vue différent? Intrinsèquement, il n'y aurait que peu de différence entre la façon de gérer d'un homme et d'une femme. Sauf que. Comme elles ont été exclus du pouvoir pendant  un certain temps (des siècles?) leurs approches tendent vers la différence. (Au fur et à mesure qu'elles exerceront le pouvoir, il n'y aura que peu de différence). Et leurs revendications aussi. Au Québec, c'est grâce à la présences des femmes qu'une loi sur l'Équité salariale a été voté, et adopté, puis appliqué (sans compter le congé de maternité et congé parental, les CPE, etc...). Appliquer concrètement, dans une campagne municipale? Ce pourrait être des revendications pour des environnements plus sécuritaires. Plus de parcs. Des logements accessibles, des transports en communs efficaces... Ce ne sont que des exemples! D'ailleurs, une étude réalisée récemment, aux États-Unis, a démontrée qu'avoir un plus grand nombre de femmes cadres et hautes dirigeantes avait un impact positif sur la gestion de l'entreprise, et qu'il y avait moins de corruption... (Et avec ce que l'on entend, actuellement, aux nouvelles concernant la corruption...)

Voilà pour la parité. Maintenant, revenons à l'élection en cours. Cette année, à Saint-Jean-sur-Richelieu, il y a beaucoup de candidat à la mairie (neuf, pour être précis), certains indépendants. Je me suis attardée à regarder la composition des différents partis. Ma méthode (très raffinée, soit dit en passant) est simplement de compter le nombre de femmes présente dans chaque équipe. Saint-Jean est quand même pas mal chouette, on compte 12 districts. Pas besoin de déterrer ma calculatrice scientifique et mes algorithmes statistiques pour faire des pourcentages, ça se fait tout seul. Voici les équipes, et le nombre de femmes :

Équipe Alain Laplante : une équipe paritaire!
Vision Legrand : 5 femmes pour 12 districts
Avec Bachand : 4 femmes pour 12 disctricts
Action Civique : 3 femmes pour 10 districts
Parti Fecteau : 4 Femmes pour 12 districts
Équipe Alain Paradis : Une équipe paritaire!

Bon. On voit la composition des équipes. Sur six partis, seulement la moitié sont paritaires, ou presque. Les autres ne présentent approximativement qu'un tiers de femmes. Je me réjouis de voir qu'il y a deux partis qui sont paritaire et un troisième qui le soit presque. Mais je m'interroge : qu'est-ce qui a empêché le recrutement de femmes, pour les autres partis? Une vieille mentalité, associée à de vieilles façons de faire? L'age de certains candidats? Une incapacité, pour ces chefs, à convaincre un nombre suffisant de femmes à endosser leurs idées? Une vielle façon de faire la politique? Un manque de communications avec des groupes qui auraient pus présenter des candidates féminines?

La liste de questions est assez longue, et pourrait être sans fin. Je sais que je n'aurais pas vraiment les questions à mes réponses, mais je trouvais intéressant de faire l'exercice de la parité. Je ne cacherais pas que ces considérations ont quand même une influence sur mon vote... Bon, allons quand même lire les programmes électoraux.