Cette article commence tout
doucement il y a six ans, je crois. Je venais de produire un bébé tout neuf, et
je suis retombée sur un vieux cahier/journal dans lequel j’écrivais lorsque
j’étais adolescente. Ce fut une relecture inconfortable; j’étais estomaquée de
lire que les tourments que je vivais à l’adolescence avait seulement pris une
tournure différente, mais étaient toujours présents. J’identifie ce moment
comme étant le coup de pied qu’il me fallait pour changer, pour me sortir de ce
marasme mental. Je me suis donnée la permission de trouver qui je suis
réellement, et surtout, faire le ménage dans toutes ces pensées.
Je me suis inscrite à ce
merveilleux cours offert par Susannah Conway, Unravelling, qui combine écriture (journaling) et photographie. J’y ai rencontré des femmes
fantastiques, et ce parcours m’a permis de mettre en veilleuse le critique
intérieur.
Parce que faire Unravelling m’a
donné envie de laisser aller ma voix, de me donner la permission d’écrire et
(oser) croire que ce que j’écris est intéressant pour peut-être une ou deux
personnes. J’ai un peu évolué depuis, et ces jours-ci, c’est une conviction que
je ressens. Mes propos, mes idées et même les sujets qui m’intéressent et qui
m’incitent à découvrir toujours plus pourraient intéressés plus que deux
personnes.
Comme je l’ai dit, la conviction
que mes propos sont intéressants est assez récente. Lorsque j’ai eu mon
accident en octobre, mon corps me laisse savoir que je dois m’exprimer. Pas
seulement dire, mais parler vraiment.
Véhiculer davantage mes idées, en dehors de mon cercle social habituel, me
réhabituer à l’écriture autre que de celle d’un journal.
Ces exercices et
ateliers m’ont permis de réaliser une chose, que je savais quand même un peu :
les mots ont une grande importance pour moi, et jouent un rôle capital dans mon
processus de guérison. Les mots sont la clé qui ouvre la porte que je
percevais, ressentais et tout d’un coup tout s’éclaire et devient net.
Je dois vivre le malaise, l’inconfort
d’une situation (peu importe le temps que ça prend!) avant de recevoir les mots
de la guérison (j’avais envisagé nommer ce billet la guérison des mots, tsé, un
jeu de mots (!) un peu minable avec les homonymes maux et mots…)
En janvier dernier j’ai présenté
une conférence sur la massothérapie à l’école de magie Crescent Moon School, et
au cours de la présentation, l’une des participantes m’a offert en cadeau de nouveaux
mots de guérison alors que je parlais de la difficulté que j’ai à faire
descendre mon énergie de ma tête au reste de mon corps. « C’est normal; cette
coupure résulte d’une blessure karmique : tes propos dérangeaient beaucoup
trop. »
Vous avez déjà eu cette
sensation? Vous tournez en rond, patauger dans vos ressentis, et là, les mots
magiques (littéralement!) arrivent et l’écheveau de laine se défait, tout peut
se remettre en place, les blessures perdent tranquillement leur pouvoir.
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