Cette automne, dans les dernières semaines de Unravelling, une des participantes,
Cococita, a mentionné son intérêt pour l'un des titres cités, soit The Artist's Way, de
Julia Cameron, et voulait savoir si d'autres personnes voulaient se joindre à elle. Ce que j'ai fait. Brièvement, Artist's Way vise à nous reconnecter à notre créativité et comprendre qu'elle n'est pas limité à un nombre restreint de personnes (à savoir : de vrai de vrai artistes, qui gagnent leur vie avec leur art). Bref. Cette semaine est la quatrième semaine de mon petit projet. De 12. La raison pour laquelle j'en parle aujourd'hui, c'est parce que parmi les exercices proposés cette semaine, il y a ce défi : ne pas lire de la semaine. Dès que j'ai eu terminé de lire les consignes de cet exercice... Chaque cellules de mon corps s'y est opposé.
La lecture a toujours fait partie de ma vie. Toujours. Je suis pratiquement née avec un livre à la main
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| Moi, à 10 mois et demi. Des livres à la main. |
C'est dire. Encore aujourd'hui, je lis beaucoup. Magazines, blog, sites web, romans, BD... Y a des mots? Je lis! Alors, cette semaine, être privée de lecture, c'est le chaos. Bon. Je vais être honnête: cette tempête n'a duré que quelques minutes. Je me suis rendue compte que si je fais pas de lecture, la quantité d'activités « créatives » que je peux faire est énorme. (Soyons réalistes : j'ai peu de chance de la faire au complet, mais si je fais ne serait-ce qu'une des activités prévue, j'aurai de quoi être fière.) Quelques pièges sur ma route : un divan-qui-aspire-toute-forme-de-volonté-JAMAIS-possédée, Kaizoku Sentai, et tant d'autres! Un excellent exercices. Qui me sort tout à fait de ma zone confort.
Je l'ai dit, cet exercice me sera bénéfique. Mais je me suis aussi demandée pourquoi j'avais une réaction aussi intense. Et j'ai réalisé que la lecture, le fait d'avoir quelque chose à lire était très sécurisant. Même si je ne le lis pas, j'ai très souvent quelque chose à lire avec moi. Juste au cas. Cet objet me permet d'éviter de prendre des risques. De m'exposer, et ainsi d'être un peu vulnérable. En fait, il me permet aussi d'éviter d'être réellement avec moi-même. En utilisant la lecture comme refuge, je n'ai pas besoin d'agir. Je fais semblant de ne pas vraiment m'intéresser à autres choses. Et j'espère que des choses se manifestent comme ça *claquement de doigts* dans ma vie. Sans risques ni blessures. Sans ressentir de vulnérabilité.
(J'ai déjà hâte que la semaine soit finie. J'ai un tas de trucs à lire.)
Bon, je poste, un peu en retard. Question de timing. J'ai survécu (presque) à ma semaine. Avec quelques rechutes.
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